Action & lobby

En décembre dernier, la déclaration de politique générale a été adoptée pour les six prochaines années. Des raisons d'espérer ? Pour le GRACQ Mons, la réponse reste mitigée. Bien que la déclaration affiche certaines ambitions (Principe STOP, Construire le réseau cyclable), la question demeure : ces objectifs seront-ils réellement mis en œuvre ? Alors que le budget de la Ville n’a pas encore été approuvé, les Cyclistes pourraient réclamer plus d’argent...mais c’est avant tout une implication plus forte des acteurs politiques et administratifs qu’ils demandent. Sans volontarisme, le fossé entre les intentions et la réalisation sur le terrain risque de persister, comme cela a été le cas durant ces six dernières années.
Des premières mesures préoccupantes
Les premières annonces de la nouvelle majorité (Liste du Bourgmestre - PTB - Ecolo) début décembre ne sont pas particulièrement encourageantes pour les cyclistes. À côté de la volonté de développer un nouveau parking et de supprimer la taxe pour l’obtention de la carte riverains, ces mesures témoignent d’un soutien accru à l’automobile, au détriment des autres modes de transport.
Des raisons de désespérer
La lecture de la Déclaration de politique générale rassure-t-elle le GRACQ Mons ? Pas vraiment. La mobilité, bien que traitée dans le chapitre 7, arrive loin derrière d’autres thématiques, alors qu’elle figure parmi les préoccupations majeures des Montois et Montoises. De plus, la majorité des propositions concernent directement la voiture (nouveaux parkings, stationnement gratuit, bornes de recharge), des mesures qui vont à l’encontre des initiatives adoptées par d'autres villes pour encourager la transition vers des modes de transport durables.
Malgré la présence du principe STOP dans la déclaration, des dérogations semblent déjà envisagées. Cette ouverture à l’exception est révélatrice de la faible priorité donnée aux modes actifs (marche, vélo). Le précédent Collège avait déjà fait des choix similaires, en réalisant des travaux sans respecter ce principe, en particulier en omettant des aménagements cyclables sur des axes pourtant stratégiques. Malheureusement, ces erreurs risquent de se reproduire sous peu, cette fois-ci de manière officielle.
Des raisons d’espérer
Toutefois, tout espoir n’est pas perdu. Le nouveau Collège manifeste une volonté de réformer les modes de fonctionnement des Conseils consultatifs, une initiative accueillie favorablement par les Cyclistes quotidiens. Bien que la mandature passée n’ait pas été concluante, nous restons confiants dans l’idée que cette nouvelle approche favorisera la co-construction d’une politique cyclable montoise plus ambitieuse et plus concrète.
De plus, la nouvelle majorité souhaite rendre la ville plus attractive, un objectif qui, selon nous, passe nécessairement par la promotion des modes actifs. Les exemples des villes qui ont réussi ce défi montrent que le véritable succès repose sur une réduction de l’emprise automobile.
De la volonté pour le vélo
Il est important de souligner que la Ville n'a pas encore adopté son budget. Cependant, ce que les cyclistes demandent avant tout, c'est de la volonté. Cette volonté est essentielle pour développer des infrastructures de qualité et faire du vélo un mode de transport privilégié à Mons. En outre, il est bon
de rappeler que l'investissement dans des infrastructures cyclables de qualité sera toujours moins coûteux que les dépenses liées à l'automobile.
Un suivi vigilant et constructif
Le GRACQ Mons restera plus que jamais vigilant durant ces six prochaines années. Nous continuerons à apporter notre regard critique, mais toujours constructif, sur les futurs aménagements et décisions concernant la mobilité dans notre ville. Le dialogue reste ouvert, et nous espérons qu’il conduira à des décisions concrètes pour une ville plus durable et plus agréable à vivre pour tous.